Lorsqu’une entreprise dispose d’un excédent de trésorerie, le laisser durablement sur un compte courant peut représenter un manque à gagner. Encore faut-il choisir un placement cohérent avec les besoins de l’activité : horizon de placement, disponibilité des fonds, niveau de rendement recherché et visibilité sur les prochaines dépenses.

Le compte à terme (CAT) constitue une solution courante, mais son fonctionnement implique généralement d’immobiliser les fonds pendant une durée déterminée. Pour les entreprises qui souhaitent conserver davantage de souplesse, d’autres solutions de placement de trésorerie existent, notamment les fonds de trésorerie, monétaires ou non monétaires.

En bref

  • Le compte à terme implique une durée de placement définie et peut prévoir des pénalités en cas de retrait anticipé.
  • Des alternatives aux comptes à terme existent, comme les fonds monétaires et les co, avec une meilleure liquidité mais sans capital garanti.
  • Le choix d’un placement dépend avant tout de l’horizon de trésorerie et de la date à laquelle l’entreprise pourrait avoir besoin de récupérer ses fonds.
  • Des plateformes comme Spiko facilitent l’accès des entreprises à des produits de gestion de trésorerie régulés.

Le compte à terme, une solution adaptée à une trésorerie prévisible

Le compte à terme permet à une entreprise de déposer une somme auprès d’un établissement bancaire pendant une période définie contractuellement. En contrepartie de cette immobilisation, le dépôt produit une rémunération selon les conditions prévues à l’ouverture.

Son principal intérêt réside dans sa prévisibilité. L’entreprise connaît les modalités du placement dès le départ et peut ainsi l’intégrer à son plan de trésorerie. Cette solution suppose toutefois de déterminer avec suffisamment de précision pendant combien de temps les sommes pourront rester immobilisées.

Un retrait avant l’échéance peut être possible selon le contrat, mais les conditions appliquées peuvent réduire la rémunération attendue. Le CAT convient donc davantage à une trésorerie dont l’entreprise sait qu’elle n’aura pas besoin pendant une période donnée.

Quelles alternatives au compte à terme pour une trésorerie à court terme ?

Une entreprise dont les besoins de trésorerie peuvent évoluer rapidement n’a pas toujours intérêt à immobiliser son excédent. Les produits financiers, comme les fonds monétaires et les produits de trésorerie permettent d’envisager une approche différente, notamment sur la liquidité. La contrepartie est la partie de la garantie du capital.

Les fonds monétaires pour conserver davantage de liquidité

Un fonds monétaire est un OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières), c’est-à-dire un produit qui place principalement en titres monétaires : des titres de dette à court terme émis par des banques, de grandes entreprises ou des États européens. Un fonds monétaire souverain se limite quant à lui à cette dernière catégorie.

Contrairement au compte à terme (CAT), il n’immobilise pas les sommes pendant plusieurs mois. L’entreprise garde la possibilité de récupérer sa trésorerie selon les modalités du fonds choisi, souvent quotidiennement. En contrepartie, le capital n’est pas garanti et le rendement évolue, puisqu’il est calculé à partir de l’€STR, le taux d’intérêt de référence au jour le jour du marché européen.

Cette souplesse s’avère particulièrement utile pour une PME, une start-up ou une holding qui souhaite placer un excédent temporaire tout en anticipant ses décaissements futurs.

Les plateformes spécialisées pour gérer ses placements de trésorerie

L’accès aux produits de trésorerie ne passe plus uniquement par les circuits bancaires traditionnels. Des fintechs françaises comme https://www.spiko.io/fr permettent aux entreprises d’accéder directement à des produits de trésorerie régulés et de gérer leurs placements depuis une plateforme dédiée.

Spiko donne notamment accès à des fonds agréés par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Pour la trésorerie à court terme, la plateforme propose Smart Cash, une solution permettant de générer des intérêts quotidiennement tout en conservant une liquidité quotidienne, sans blocage ni préavis. Les fonds peuvent être disponibles à J+1.

L’AMF encadre la notation des placements selon un niveau de risque. Smart Cash est noté 1 sur 7, c’est-à-dire le risque le plus faible et le plus maîtrisé pour la gestion de trésorerie. De même pour les fonds monétaires.

CAT ou produits financiers : comment choisir ?

Le rendement ne devrait pas constituer l’unique critère de décision. Pour une entreprise, le choix dépend surtout de son horizon de placement, de la prévisibilité de ses décaissements et de la disponibilité dont elle souhaite disposer.

Le compte à terme peut être adapté lorsque l’entreprise sait qu’elle n’aura pas besoin d’une partie de sa trésorerie pendant une période déterminée. Les conditions de rémunération sont fixées contractuellement, mais récupérer les fonds avant l’échéance peut entraîner des pénalités ou modifier le rendement initialement prévu.

Les produits financiers à court terme répondent à une logique différente. Ils sont particulièrement adaptés à la gestion de trésorerie lorsque l’entreprise souhaite conserver davantage de liquidité. Son rendement évolue en fonction des conditions de marché et les modalités de disponibilité des fonds dépendent du produit choisi.

Avant de placer un excédent, l’entreprise a donc intérêt à établir un prévisionnel de trésorerie suffisamment précis. Les sommes nécessaires au fonctionnement courant et aux prochaines échéances doivent rester disponibles. Le surplus peut ensuite être placé en fonction de la durée pendant laquelle l’entreprise estime ne pas en avoir besoin. Cette approche permet de rechercher du rendement tout en conservant une gestion de trésorerie cohérente avec les besoins de l’activité.

Faire de la liquidité un critère central

Opposer systématiquement compte à terme et fonds monétaire serait réducteur : ces solutions répondent à des besoins différents, même d’autres existent. Une entreprise disposant d’une forte visibilité sur ses décaissements peut privilégier une durée déterminée, tandis qu’une structure confrontée à des besoins plus variables accordera davantage d’importance à la liquidité.

L’enjeu consiste finalement à faire correspondre chaque poche de trésorerie à son horizon d’utilisation. Cette approche permet de placer les excédents disponibles sans perdre de vue leur fonction première : financer l’activité de l’entreprise au moment où elle en a besoin.